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Archives des Magazine ANFORM - Le Verbe et la Plume https://www.leverbeetlaplume.fr/category/magazine-anform/ Agence Éditoriale Martinique Sat, 05 Sep 2020 18:29:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 Comment aider nos enfants à développer leur attention ? https://www.leverbeetlaplume.fr/comment-aider-nos-enfants-a-developper-leur-attention%e2%80%af/ Sat, 05 Sep 2020 17:49:50 +0000 https://www.leverbeetlaplume.fr/?p=1606 L’attention des enfants et des adolescents est sollicitée de toutes parts, dans un monde envahi par le bruit, les écrans, les messages publicitaires. Être attentif est une tâche souvent difficile.  « Sois attentif ! », « Concentre-toi ! ». Quel parent n’a pas prononcé ces phrases, souvent sans résultat ? C’est parce que l’attention, indispensable à tout apprentissage, ne va pas de soi, contrairement aux idées reçues. Heureusement, comme l’indique Sylviane Eugène, spécialiste des techniques d’apprentissage, « faire attention, ça s’apprend à tout âge ». Elle partage ...

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L’attention des enfants et des adolescents est sollicitée de toutes parts, dans un monde envahi par le bruit, les écransles messages publicitaires. Être attentif est une tâche souvent difficile. 

« Sois attentif ! », « Concentre-toi ! ». Quel parent n’a pas prononcé ces phrases, souvent sans résultat ? C’est parce que l’attention, indispensable à tout apprentissage, ne va pas de soi, contrairement aux idées reçues. Heureusement, comme l’indique Sylviane Eugène, spécialiste des techniques d’apprentissage, « faire attention, ça s’apprend à tout âge ». Elle partage avec nous 5 méthodes pour développer cette capacité chez nos enfants, petits et grands. 

  • Prendre conscience de son aptitude 

C’est le premier pas vers l’amélioration de ses compétences attentionnelles. Comprendre comment fonctionne son cerveau aide l’enfant ou l’adolescent à prendre conscience de ses capacités. Il ne s’agit pas de lui dispenser un cours de neurosciences, mais de lui expliquer et de lui faire vivre ce qui se passe dans sa tête. Car faire attention consiste à fabriquer une représentation mentale d’un élément choisi parmi tout ce que l’on perçoit.  « Un exercice simple à réaliser : demandez à votre enfant de regarder une photo avec l’intention de la conserver « dans sa tête » à l’identique, puis, de fermer les yeux. S’il est capable de la voir et de vous la décrire, c’est qu’il a su faire attention ! Ce qui est possible avec une photo devient envisageable pour un cours, une définition, un énoncé… », propose Sylviane Eugène. 

  • Jouer 

Le jeu est un outil utile pour développer les capacités d’attention des enfants, surtout pour les plus petits :  ils sont motivés et mobilisent volontiers leur attention. « Pour les enfants de moins de 10 ans, des jeux tels que « Ni oui, ni non », « Bazard Bizarre », « Dobble », « Memory » sont intéressants… Vous pouvez aussi vous orienter vers des activités mobilisant l’ouïe, en proposant à votre enfant de restituer une histoire que vous lui racontez. Ou encore privilégier le toucher, en lui proposant de jouer à reconnaître avec ses mains des objets cachés dans un sac. Pour les plus grands, préférez les reproductions de logos, de chorégraphies, ou la restitution des paroles d’une chanson », explique Sylviane Eugène. 

  • Découper le travail à la maison 

La durée de l’attention est limitée. Lors du travail à la maison, il est donc indispensable de faire des pauses régulièrement. « Il n’y a pas de règle universelle : certains préféreront travailler 1 heure 30 et faire une pause de 20 minutes, d’autres effectuer des sessions courtes de 45 minutes, suivies de pauses de 5 minutes. Le plus important est de repérer les moments où l’attention diminue pour programmer ces pauses. Un minuteur peut être utile pour aider votre enfant ! » 

  • Procéder par étape à l’école 

A l’école, au collège ou au lycée, c’est l’attention volontaire qui est sollicitée. C’est la plus difficile à mobiliser car elle nécessite un effort soutenu, et n’est pas récompensée dans l’immédiat (contrairement au jeu). Pour l’améliorer, il est important de décomposer la tâche à accomplir en mini-tâches, plus faciles à réaliser. « Pour ne pas être perdu face aux indications d’un exercice, je conseille aux élèves de lire la consigne pour l’avoir en tête, puis de la cacher pour vérifier mentalement qu’ils ont bien intégré tous les éléments importants. Une fois que c’est fait, ils peuvent s’attaquer à l’exercice, en procédant par étape ». 

  • Éliminer les obstacles 

Il existe de nombreux perturbateurs de l’attention : les écrans, le bruit, les pensées, la musique… Pour stimuler son attention volontaire, il faut donc éliminer tous les éléments susceptibles de la détourner. « Mettre son téléphone portable loin de soi, travailler avec de la musique sans parole, demander à son petit frère d’aller jouer ailleurs… Il est nécessaire de créer les conditions de travail permettant à l’attention de bien fonctionner ». Une bonne hygiène de vie contribue aussi à développer ses capacités :  se coucher tôt, manger équilibré à heures fixes et bien distinguer les temps de travail et de loisirs sont des habitudes à prendre », conclut Sylviane Eugène. 

En savoir plus en 3 questions sur l’attention 

  • Qu’est-ce que l’attention ? 

C’est la capacité de choisir, parmi les stimuli reçus, l’information sur laquelle se focaliser, parce qu’elle nous paraît la plus pertinente à un moment précis.  

  • Quelle est la différence entre attention et concentration ? 

La concentration est la capacité à solliciter son attention de manière soutenue, sur un temps long.  

  • Existe-t-il plusieurs types d’attention ? 

On distingue 3 types d’attention :  

  1. L’attention involontaire, sollicitée malgré nous par des stimuli internes (nos pensées) ou externes (un bruit, un flash …) 
  2. L’attention émotionnelle, stimulée par les récompenses (notifications sur nos écrans, victoire à un jeu…) 
  3. L’attention volontaire, impliquée dans les tâches intellectuelles et demandant un effort soutenu. 

Article paru dans ANFORM – septembre/octobre 2020

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Je veux dormir ! https://www.leverbeetlaplume.fr/je-veux-dormir%e2%80%af/ Sat, 05 Sep 2020 17:08:09 +0000 https://www.leverbeetlaplume.fr/?p=1593 Tomber dans les bras de Morphée tranquillement et jusqu’au matin est une évidence pour certains, un rêve inatteignable pour d’autres. Face aux troubles du sommeil, on peut être tenté.e de prendre des somnifères, malgré le risque d’addiction et les doutes quant à leurs effets sur la santé. Bonne nouvelle : des méthodes alternatives existent.  Si comme 22% des Martiniquais, vous avez consommé des médicaments psychotropes (tranquillisants, somnifères et antidépresseurs) ces 12 derniers mois*, vous vous interrogez peut-être sur ...

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Tomber dans les bras de Morphée tranquillement et jusqu’au matin est une évidence pour certains, un rêve inatteignable pour d’autres. Face aux troubles du sommeil, on peut être tenté.e de prendre des somnifèresmalgré le risque d’addiction et les doutes quant à leurs effets sur la santé. Bonne nouvelle : des méthodes alternatives existent. 

Si comme 22% des Martiniquais, vous avez consommé des médicaments psychotropes (tranquillisants, somnifères et antidépresseurs) ces 12 derniers mois*, vous vous interrogez peut-être sur leur efficacité et leurs conséquences à long terme. Car la consommation de somnifères sur une longue durée, en plus d’être responsable de phénomènes de dépendance, pourrait générer un risque accru de développer des maladies comme le cancer, la démence ou les problèmes cardiaques, surtout chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Que faire, alors, quand on ne dort pas ? Comme le rappelle le Docteur Bruno Desbois, médecin généraliste et acupuncteur, « le sommeil est le baromètre de notre santé ». Pour bien dormir, il ne suffit donc pas de prendre un médicament, mais de comprendre les causes de ses troubles. Pour ensuite adopter de nouvelles habitudes propices à un repos réparateur. Voici 7 clés pour dormir comme un bébé.  

  • Identifiez les causes de vos insomnies 

Que vous ayez des difficultés à vous endormir ou souffriez de réveils nocturnes, il faut faire le point sur votre état de santé physique et émotionnel. « La plupart des insomnies ne sont pas liées à des pathologies, même si cela existe, mais à des problèmes d’ordre personnel et/ou professionnel », explique le Docteur Desbois. Anxiété, angoisses, stress de la vie quotidienne entraînent de nombreux troubles du sommeil. Gladys Marie-Florine, psychologue et naturopathe, explique que « le soir, on se retrouve face à soi-même, on fait le bilan de sa journée, on ressasse parfois ses échecs. L’activité mentale incessante empêche le lâcher-prise, nécessaire à l’endormissement. Il est donc important de faire le point sur ce qui vous pèse au quotidien et, le cas échéant, de consulter un thérapeute ».  

  • Créez votre rituel du soir 

Adopter un rituel du coucher se révèle efficace pour apaiser son mental, s’il est effectué chaque soir. « Une nouvelle habitude s’inscrit en nous en 21 jours ! Il convient donc de maintenir votre rituel sur cette période pour l’ancrer dans votre quotidien », avance Gladys Marie-Florine. Dans ce rituel peut être intégré un petit massage de la voûte plantaire, siège de nos terminaisons nerveuses, avec de l’huile végétale et 3 gouttes d’huile essentielle de lavande, d’orange amère ou de camomille romaine, propices à l’endormissement. « Vous pouvez aussi boire une tisane de mélisse, de basilic, de brisée ou de verveine, reconnues pour leurs vertus apaisantes. Noter dans un carnet vos pensées juste avant de vous coucher est aussi un bon moyen de libérer votre mental ! Notez-y tous les soirs 3 événements positifs du jour, pour vous endormir avec le sourire ».  

  • Préparez votre chambre 

Pour bien dormir, Gladys Marie-Florine conseille d’aérer sa chambre 20 minutes avant de se coucher, pour renouveler l’air et permettre l’évacuation des particules de pollution accumulées pendant la journée. Diffuser des huiles essentielles propices à l’endormissement est un plus. Avant d’éteindre, elle préconise de lire un livre « léger », avec une lumière tamisée. « Une heure avant de vous coucher, éteignez tous les écrans ! Leur lumière bleue entraîne une baisse de la sécrétion de la mélatonine (hormone du sommeil) et dérègle votre horloge biologique ». Enfin, la naturopathe préconise de dormir dans le noir complet, reconnu pour favoriser un sommeil de meilleure qualité.  

  • Respire! 

Avant de s’endormir ou en cas de réveil nocturne, les exercices de respiration sont très utiles. Ils permettent de se concentrer sur l’instant présent, de chasser ses pensées parasites et de réguler ses émotions. La technique de la cohérence cardiaque a notamment prouvé son efficacité, à condition d’être utilisée 3 fois par jour, avec des cycles de 6 respirations par minute, à pratiquer pendant 5 minutes. En agissant sur le rythme cardiaque, cet exercice permet d’envoyer des messages positifs au cerveau. Le cortisol, hormone du stress, diminue, ce qui entraîne un apaisement immédiat.   

  • Mangez sainement 

Pour bien dormir, évitez de manger le soir des aliments difficiles à digérer, comme la viande rouge, et de boire des boissons excitantes comme le thé, le café et l’alcool. La recommandation de Gladys Marie-Florine : privilégier les légumes crus ou cuits, la viande blanche (voire pas de viande du tout !) et des matières grasses d’origine végétale riches en omega 3. « Dans l’idéal, effectuez une mono-diète un ou plusieurs soirs par semaine. Consommer un seul aliment facilite la digestion et repose votre appareil digestif. Ce dernier travaillera moins pendant la nuit et vous accordera une nuit plus douce ! » 

  • Faites du sport 

L’activité est indispensable au bon fonctionnement du corps. Il permet de détoxifier l’organisme grâce à la transpiration et active le système circulatoire. Surtout, en pratiquant une activité physique, vous déclenchez un pic de température corporelle, qui diminue ensuite progressivement et vous place dans une situation favorable à l’endormissement. Mais, comme le préconise le Docteur Desbois, il vaut mieux éviter de pratiquer une activité physique après 19h, car l’adrénaline produite pendant l’effort risque de vous empêcher de vous endormir. En revanche, aucun sport n’est par essence bon ou mauvais pour faciliter le sommeil. Tout dépend de votre tempérament ! Comme l’indique Gladys Marie-Florine, « l’important est de se faire plaisir et de se dépenser. » 

  • Testez l’acupuncture 

Selon le Docteur Desbois, l’acupuncture est tout à fait indiquée en cas de troubles du sommeil. Naturelle et sans danger, elle présente l’avantage d’aborder le patient de manière globale. « Quand je reçois un patient souffrant d’insomnie, je cherche à identifier ses troubles énergétiques comme les dysfonctionnements du foie, de l’estomac, de la rate ou encore les situations de vide énergétique chronique. Il s’agira pour moi ensuite de stimuler les organes concernés à l’aide de petites aiguilles plantées dans la peau. L’objectif : favoriser l’afflux et la circulation de l’énergie », explique l’acupuncteur. 

Aucune technique n’est miraculeuse, mais leur association vous garantira de dormir sur vos deux oreilles !  

*Baromètre santé DOM 2014 établi par Santé publique France, après enquête menée sur un échantillon de 2 026 individus âgés de 15 à 75 ans, par l’institut IPSOS. 

Article paru dans le magazine ANFORM – septembre/octobre 2020

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Schizophrénie : accompagner les familles. https://www.leverbeetlaplume.fr/schizophrenie%e2%80%af-accompagner-les-familles/ Thu, 05 Mar 2020 18:09:41 +0000 https://www.leverbeetlaplume.fr/?p=1597 Souvent stigmatisée et mal connue, la schizophrénie plonge les familles dans l’isolement et la détresse. Pour les soutenir, le réseau Profamille forme les aidants à une meilleure prise en charge de leurs proches atteints de schizophrénie. La schizophrénie concerne 1% de la population française, soit plus de 600 000 personnes à l’échelle nationale et près de 4000 personnes en Martinique. C’est autant, voire plus, de mères, de pères, de frères et de sœurs confrontés ...

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Souvent stigmatisée et mal connue, la schizophrénie plonge les familles dans l’isolement et la détresse. Pour les soutenir, le réseau Profamille forme les aidants à une meilleure prise en charge de leurs proches atteints de schizophrénie.

La schizophrénie concerne 1% de la population française, soit plus de 600 000 personnes à l’échelle nationale et près de 4000 personnes en Martinique. C’est autant, voire plus, de mères, de pères, de frères et de sœurs confrontés chaque jour à l’incompréhension et à l’impuissance, dans le combat avec une maladie encore mal comprise. C’est pourquoi Vanessa Martin, psychiatre, et une équipe pluridisciplinaire de professionnels, se sont engagés dans la mise en place de l’antenne locale du réseau Profamille en Martinique. Celui-ci organisera à partir de janvier 2020 des séances de formation destinées aux familles des malades atteints de schizophrénie. Rencontre avec le Docteur Martin, coordonnatrice du programme, et Mme Clavot, infirmière et animatrice au sein du réseau. 

Pourquoi est-ce important d’accompagner les familles de malades atteints de schizophrénie ?  

Vanessa Martin : cette maladie, chronique, engendre beaucoup de souffrance chez les patients mais aussi une grande détresse psychologique et émotionnelle chez leurs proches. On constate d’ailleurs une augmentation significative des problèmes de santé chez les aidants, qui consacrent souvent une grande partie de leur vie à la prise en charge du malade.  

Quelles sont les situations auxquelles les familles doivent faire face au quotidien ? 

Valérie Clavot : les personnes atteintes de schizophrénie présentent de nombreux symptômes. Repli sur soi, difficulté à prendre des initiatives, vision erronée de la réalité, mécanismes hallucinatoires, sensation d’être persécuté, idées mystico-religieuses, déni de la maladie (…), toutes ces manifestations sont extrêmement complexes et difficiles à gérer pour les proches, qui ne sont pas préparés à cela. En plus de ces symptômes, un patient souffrant de schizophrénie a beaucoup de mal à être autonome dans les tâches les plus simples du quotidien, comme se lever, se laver, se nourrir… C’est une lourde charge pour les familles, en particulier pour les mamans, qui sont souvent en première ligne. Or bien accompagner le malade au quotidien est fondamental : les chances d’améliorer son état de santé augmentent quand l’entourage est en mesure d’adopter les comportements adaptés. 

Comment les familles peuvent-elle faire face à ce défi ? 

VM : il est important de bien connaître la maladie, pour comprendre celui qui en est atteint et savoir comment interagir avec lui. C’est pourquoi le réseau Profamille a mis en place un programme psychoéducatif visant à former les familles dans la gestion de la maladie au quotidien. Nous abordons des sujets aussi divers que les caractéristiques de la maladie, l’intérêt des traitements, la gestion des émotions, la capacité à poser des limites, la communication, … Cette formation théorique et pratique apporte aux familles des outils pour comprendre leurs proches et les accompagner au quotidien dans le suivi de leur traitement, leur autonomisation et leur réinsertion sociale.  

Comment se déroule le programme ? 

VC : le programme comprend deux modules obligatoires, animés par une équipe de médecins et d’infirmiers. Le premier module comporte quatorze séances de quatre heures, réparties sur six mois. Le deuxième module compte huit séances, réparties sur deux à trois ans. Des liens forts se créent entre les participants, qui sortent enfin de l’isolement face à la maladie. Un des objectifs de ce programme est aussi de développer avec eux un réseau de soutien et d’entraide.  

Le programme est-il payant pour les familles ? 

VM : le programme est totalement gratuit ! Nous avons la chance de bénéficier ici du soutien financier du Centre Hospitaliser Maurice Despinoy (ndlr : anciennement CH de Colson). L’objectif du réseau, créé au Québec en 1987 et aujourd’hui présent dans de nombreux pays francophones, a toujours été de rendre le programme accessible au plus grand nombre.  

Quels sont les résultats observés ? 

VC : ils sont très positifs. Dans les familles qui ont suivi le programme, on observe un taux de rechute des malades divisé par quatre l’année suivant la formation ! La qualité de vie des familles s’améliore sensiblement, car les besoins du malade sont mieux compris. Par ailleurs, dans les cas où il y a une rechute, due à un événement extérieur comme une rupture sentimentale, l’hospitalisation du patient est moins longue. 

Quelle est la démarche à suivre pour accéder à votre programme ? 

VM : une partie des participants nous est envoyée par les Centres Médico-Psychologiques (CMP), qui accompagnent les patients. Mais les familles peuvent nous contacter directement par téléphone ou par mail. Depuis le lancement du programme en Martinique, nous avons reçu 63 demandes d’inscriptions, en communiquant peu. C’est dire si le besoin est présent. La liste des participants est complète pour 2020, mais nous espérons élargir nos possibilités d’accueil rapidement ! 

Article paru dans ANFORM – mars/avril 2020

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Le cauchemar des devoirs : comment en sortir ? https://www.leverbeetlaplume.fr/le-cauchemar-des-devoirs%e2%80%af-comment-en-sortir%e2%80%af/ Sat, 05 Oct 2019 17:18:31 +0000 https://www.leverbeetlaplume.fr/?p=1600 Disputes, pleurs, tensions…Le moment des devoirs est souvent redouté dans les familles. Pour remédier à ce problème partagé par plus d’un tiers des français, la solution réside peut-être dans le choix de la méthode d’apprentissage. Vous faites peut-être partie des 26%* de parents considérant les devoirs à la maison comme une source de stress et de disputes, voire des 9%* ne sachant pas comment aider vos enfants. Pour Sylviane Eugène, professionnelle formée à la méthode des gestes d’apprentissage (voir encadré), la difficulté face aux devoirs n’est ...

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Disputes, pleurs, tensions…Le moment des devoirs est souvent redouté dans les familles. Pour remédier à ce problème partagé par plus d’un tiers des français, la solution réside peut-être dans le choix de la méthode d’apprentissage.

Vous faites peut-être partie des 26%* de parents considérant les devoirs à la maison comme une source de stress et de disputes, voire des 9%* ne sachant pas comment aider vos enfants. Pour Sylviane Eugène, professionnelle formée à la méthode des gestes d’apprentissage (voir encadré), la difficulté face aux devoirs n’est pas une fatalité. Selon elle, tous les enfants peuvent réussir, à une condition : apprendre à apprendre. Mais est-ce si simple ? Elle partage avec nous 7 conseils pour accompagner nos enfants avec sérénité et efficacité. 

  • Libérez-vous du cadre scolaire 

Le premier conseil, aussi bizarre que cela puisse paraître, est de se détourner un instant du travail scolaire, pour aider votre enfant à découvrir ce qui se passe dans sa tête quand il apprend. S’il est en primaire, demandez-lui de faire un tour dans le jardin ou la cuisine, puis interrogez-le sur ce qu’il y a vu. S’il est adolescent, intéressez-vous aux paroles de sa dernière chanson préférée : invitez-le à vous expliquer comment il s’y est pris pour les retenir et les comprendre. L’objectif : faire prendre conscience à votre enfant qu’il a des capacités d’apprentissage et l’aider à reprendre confiance en lui.  

  • Définissez les règles du travail à la maison 

Votre enfant, petit ou grand, doit travailler dans un cadre et à un moment bien définis. Pour un enfant du primaire, il est important d’établir un rituel : une heure et un lieu fixes, qui lui permettent de prendre l’habitude de travailler régulièrement, dans un environnement calme. Pour un adolescent, l’idéal est qu’il organise lui-même son emploi du temps, en y intégrant les moments de loisirs et ceux consacrés au travail scolaire. Bien sûr, en tant que parent, vous l’accompagnez dans le choix de son organisation, qui doit être compatible avec l’heure du dîner et celle du coucher ! 

  • Laissez votre enfant organiser sa séance de travail 

Proposez-lui de commencer par les tâches qu’il préfère, une fois les urgences écartées. Apprendre ses leçons, faire ses exercices ou effectuer des recherches…laissez-lui le choix. Il sera plus motivé à l’idée de s’atteler à une tâche qui l’intéresse plus que les autres. Certains enfants ont besoin de pratiquer avant d’apprendre. Pour d’autres, c’est l’inverse. Il est important de leur accorder un certain degré d’autonomie dans la gestion de leur travail.  

  • Posez-lui des questions et incitez-le à s’interroger 

Apprendre, c’est faire des liens entre les différentes parties de la leçon ou du cours, entre ce que l’on découvre et ce que l’on sait déjà. Questionnez donc votre enfant plutôt que de lui demander de vous restituer le contenu par cœur. Amenez-le également à s’interroger sur sa façon de procéder. Quelles sont les notions qu’il n’a pas comprises ? Comment peut-il faire pour trouver une information manquante ?  Il en est de même pour les exercices : incitez-le à comprendre pourquoi il ne parvient pas à les faire. A-t-il besoin de reformuler la consigne pour mieux la comprendre ? Qu’a-t-il besoin de connaître ou de savoir faire pour réussir son exercice ? Encouragez-le à chercher lui-même les réponses : il prendra conscience de sa propre méthode et gagnera en efficacité et en autonomie.  

  • Faites des pauses ! 

Au- delà de 20 à 30 minutes de travail, nos capacités de concentration diminuent. C’est d’autant plus vrai pour les enfants et les adolescents ! Il peut être salutaire pour votre enfant de faire une pause de 5 minutes quand les premiers signes de fatigue apparaissent. Laissez-le trouver son propre rythme : dès qu’il se sent fatigué, il s’arrête quelques minutes… sans regarder d’écrans, car ceux-ci nuisent considérablement à sa concentration. 

  • Incitez-le à prendre de l’avance 

La pire des solutions en termes d’apprentissage : apprendre ses leçons la veille d’un contrôle ou d’une évaluation. Pour que le cerveau comprenne ou mémorise une notion, il est nécessaire d’y revenir plusieurs fois. Tout comme il est important de faire plusieurs types d’exercices pour intégrer une méthode. Notre cerveau a besoin de temps pour comprendre, retenir et savoir réutiliser les notions mémorisées. Poussez votre enfant à apprendre ses leçons ou ses cours au fur et à mesure, si possible le jour où ils ont été vus en classe.   

  • Valorisez votre enfant 

Faites prendre conscience à votre enfant que son cerveau est comme un moteur, dont il peut se servir pour atteindre ses objectifs : réaliser ses rêves, choisir son métier, être indépendant. Félicitez-le à chacune de ses réussites : cette reconnaissance est un vrai facteur de motivation ! 

Pour en savoir plus : la pédagogie des cinq gestes d’apprentissage 

Cette méthode, élaborée par le pédagogue Antoine de la Garanderie dans les années 1980, repose sur cinq gestes mentaux entrant en jeu dans tous les apprentissages : faire attention, mémoriser, comprendre, réfléchir et imaginer. A travers des entretiens codifiés appelés dialogues pédagogiques, l’élève découvre son propre mode d’apprentissage et prend conscience de ses points forts.  

Source : étude Opinionway, septembre 2014 

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